Les filières psychiatriques de l’urgence, du préhospitalier à la post-urgence en passant par les équipes d’intervention ou l’urgence hospitalière, sont au service de toute personne en situation de crise.
La richesse de notre pratique particulière, centrée sur l’ici et maintenant, vient de notre besoin fondamental des autres.
En interne, dans notre coopération profonde entre les différents métiers du soin, avec une pratique infirmière en grande autonomie et en complémentarité de la pratique médicale.
Dans la phase d’évaluation et de décision, avec les accompagnants de nos patients, aidants proches et institutionnels du social et médico-social.
Avec la psychiatrie, la médecine générale et les soins psychologiques qui nous informent sur nos patients autant qu’ils prennent le relais.
Dans toutes les branches de la psychiatrie publique et privée, de l’enfant à la personne âgée, des soins de premier niveau aux dispositifs d’expertise, de la clinique du quotidien à la recherche qui l’enrichit.
Et bien sûr avec tous les acteurs de l’intervention d’urgence, de la santé mentale, du médico-social, des équipes précarité, de la justice, et bien d’autres encore.
Il n’existe pas de pratique de la psychiatrie d’urgence sans interconnaissance et articulation fine avec tout cet écosystème. Le prendre en compte fait partie de notre mission d’évaluation puis d’orientation. C’est un gage profond de qualité des soins, de réponse personnalisée, de cohésion face à un état clinique qui isole et exclut.
Plus que jamais à l’heure d’une crise inédite de la psychiatrie, nous connaître, comprendre nos contraintes respectives, nous appuyer les uns sur les autres est vital.
Bienvenue à Rennes pour ces 33èmes journées de l’AFERUP !